Google versus DOJ : la réponse du berger à la bergère

La réponse de Google au ministère de la justice sur l’injonction récemment ordonnée a été publiée par Matt Cutts sur son blog :
http://www.mattcutts.com/blog/google-responds-to-doj-subpoena/

La demande du Gouvernement porte sur les logs de deux mois de recherches et sur l’intégralité des URL indexées par Google.

Le document émis le 17 février par Google est assez lisible, les Googlers arrivent même à garder un ton « plain language » dans leurs documents juridiques. Rien de mystérieux n’est révélé dans le document, mais quelques infos sur la culture de confidentialité chez Google :

For example, Google protects its valuable trade secrets at the most basic level by not disclosing the number of computers it maintains to run its search engine, the nature of the search strings typed by users, the type of browsers its users rely upon, the mix of languages that its search engine handles, or how many queries it processes in any given day. Cutts Decl., ¶¶ 24, 26. Access to Google’s internal systems, and, in particular, Google’s query log and index are each restricted to a small group of trusted employees with special clearance based, in part, on the length of their employment and demonstrated need for access. Cutts Decl., ¶ 32.

En passant rapidement sur les arguties juridiques, il apparait surtout que Google est terrifié à l’idée d’avoir à transmettre ses logs de recherche, qui plus est sans controler les « consultants » qui seraient amenés à les étudier.

Disclosure to Professor Stark is a perfect example of the significant threat of harm to Google. Professor Stark’s pursuits include consulting in the private sector. Ramani Decl., Ex. A. One example that deeply concerns Google is his involvement with Cogit.com regarding targeted Web advertising. Cogit describes itself as a Web analyst that « provides insight about your customers » and « reveals facts about how they find your site, how they interact with it, and how they leave, » available at http://www.cogit.com/. Professor Stark’s involvement with Cogit and similarly situated companies may pose a serious threat to the protection of Google’s trade secrets and confidential commercial information.

La où ils sont chicaneurs, c’est sur le temps estimé nécessaire à la création des données demandées par le Gouvernement (8 jours ingénieurs) et sur la charge processeur requise pour extraire ces données, qui pourraient causer des « ralentissements, des interférences et mêmes des interruptions du flux normal des service ».

Conclusion du document « à l’américaine » : « The Government’s Motion must fail. »

URL amusante glanée dans le document : la visualisation des recherches non filtrées, en temps réel sur Dogpile

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